Rémunérer les auteurs

J’adore les livres.

J’aime les lire, évidemment, mais j’aime également être auprès d’eux, les voir, les toucher.

À la maison, nous avons une grande bibliothèque dans le salon, à la place habituellement réservée à la télévision.

Je suis une grande adepte du livre d’occasion, bien que je l’aime en très bon état. On peut donc facilement me croiser dans un Gibert Joseph, chez Boulinier, ou encore dans des brocantes.

Cependant, j’achète parfois du neuf. C’est le cas lorsqu’il est difficile voire impossible d’acquérir un exemplaire du livre convoité en seconde main, mais il y a une autre raison.
En effet, les auteurs, qui sont déjà très peu rémunérés par le livre neuf, ne perçoivent rien lorsqu’un exemplaire est acheté d’occasion (même s’il semble y avoir des discussions à ce sujet). 

On pourrait se dire que l’auteur a déjà été rémunéré lorsque l’occasion a été achetée neuve par son premier propriétaire. C’est vrai.

Néanmoins, je crois que lorsque l’on apprécie le travail d’un auteur, et que cela nous est possible, nous pouvons faire ce geste. Un geste de reconnaissance, de soutien. 

C’est ainsi que, très récemment, j’ai fait le choix d’acheter neuf le livre Beauté Fatale de Mona Chollet (enfin…). J’estime que le travail fourni le mérite amplement, et je souhaite y contribuer à mon échelle. Il est pourtant disponible en occasion et, mieux encore, en accès gratuit sur le site de l’éditeur. C’est pourtant ce dernier point qui a encouragé mon geste : l’auteure a fait le choix de laisser son travail accessible gratuitement au plus grand nombre, de le partager sans contrepartie. Je trouve ça louable et très beau, également de la part de cet éditeur engagé.

J’ai donc fait mon petit geste de colibri, envers quelqu’un dont je veux soutenir le travail.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *